Au cours de la lecture, on dit qu’une voix silencieuse, parfois, se fait jour. A l’évidence, elle ne naît pas du livre. Mais le corps ne l’articule pas. Elle épouse le rythme de la syntaxe et sans qu’elle fasse sonner les mots elle mobilise pourtant la gorge, le souffle, les lèvres. Il semble que tout le corps, pourtant immobile, s’est mis à suivre une certaine cadence, qu’il ne gouverne pas, mais que le livre lui impose : la langue résonne en silence dans les marques syntaxiques, le corps halète un (...)
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solfiant des groupes de mots
22 mars 2013, par M.B. -
c’est (29)
21 mars 2013, par M.B.c’est le matin à la radio la rengaine sur la dévalorisation du métier d’enseignant, confusion qu’on voudrait croire involontaire entre le montant du traitement et la place ou l’image — il y aurait aussi à creuser sur ce jeu entre réalité et mirage — de l’enseignant dans la société, c’est le refrain sur la promotion sociale que pouvait représenter l’accès à ce boulot, se souvenir d’avoir pressenti dans ce métier la possibilité d’échapper en grande partie à la pression sociale, parce que ne pas avoir à franchir (...)
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injonctions (28)
18 mars 2013, par M.B.traverser les clairières sans te retournerlaisser ràªver chaque part de ton corpsécrire les ombres franches de l’embellie du soirne rien tenter d’ajuster (pas màªme ton présent)
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fictions innombrables
15 mars 2013, par M.B.Parce qu’il est bon de se raconter une histoire, de s’inventer des genèses : Fictions. Fictions innombrables de soi qui s’ajoutent aux strates de toutes les fictions inventées et produites par la machine. Et aussi, à§a : veiller contre soi, contre le récit soi-disant de soi et d’un nous imaginaire. Veiller contre l’illusion d’àªtre de quelque part. (...) Qui m’a préparé à vivre dans cette inquiétude ? Quelle école, quel professeur m’ont enseigné l’art de vivre en suspension, sans origine ni destin ? Qui m’a (...)
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street view, outil fantastique
14 mars 2013, par M.B.Pont Georges V, Orléans. Plus de vingt ans maintenant que j’habite l’agglo, à quelques mois près la moitié de ma vie, et jamais il ne m’était arrivé un truc pareil : vouloir aller boire un coup en terrasse et
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constater que parfois sujet aux hallucinations...
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ta peur mère
14 mars 2013, par M.B.ta peur mère, tu la connais, matrice de toutes, tu sais màªme la nommer, énoncer jusqu’aux goà »ts qu’elle laisse dans ta bouche, jusqu’aux creux qu’elle dessine dans ta poitrine, jusqu’à la saisie en chute vertige quand elle parvient en bas du ventre — c’est peur qui se plaît aux cavités —, jusqu’au flou qui se répand de tes cuisses jusqu’à la plante des pieds, par en dessous, cette impression fugace de t’élever avant d’aussità´t devoir contrà´ler le désordre de la chute, tu la connais, mais l’empàªcher de (...)
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écrire web | atelier d’écriture
11 mars 2013, par M.B.Atelier d’écriture à la médiathèque Anna Marly, Saint-Jean de la Ruelle. >Partir de l՚idée que le web peut non seulement servir de support mais aussi de source à l՚écriture, d’aliment à celle-ci. >Tenter de mettre en évidence que le web est une prise directe sur le monde, en temps réel, mais qu’il est aussi lieu d’accumulation, mémoire encombrée et hétéroclite, et porte ouverte sur l՚imaginaire et la fiction. >Pratiquer l՚écriture du rebond, de l’interaction, associer des images à l’écriture.
Les textes (...) -
craquelures
10 mars 2013, par M.B.Je suis un lecteur trop critique pour oser relire mes propres livres. Le seul pourtant auquel, de temps en temps, je reviens sans màªme avoir besoin de le rouvrir, car je me souviens bien de certains passages, c’est le tout premier que j’aie écrit : Tropismes. Il me semble alors que je revois les premières fines craquelures dans le mur épais, tout lisse, qui autrefois m’entourait et d’où un jour quelques gouttes d’une substance inconnue pour moi avaient filtré. Depuis, je n’ai fait que m’efforcer (...)
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avancer en silence
8 mars 2013, par M.B.avancer en silence, ce n’était peut-àªtre pas trop demander
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c’est (28)
6 mars 2013, par M.B.c’est apprendre que sur l’emplacement de deux des trois camps d’internement du Loiret de la seconde guerre mondiale s’élèvent des établissements scolaires, c’est aller sur les sites des bahuts et constater qu’aucune allusion à , c’est se demander si une plaque quelque part pour dire les ombres, ou résolument les abandonner au silence, ce que à§a fait de travailler tous les jours sur un sol douloureux
Chantier ouvert après lecture du C՚était, de Joachim Séné, paru initialement sur le convoi des (...)