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vases communicants

le désordre des intrigues

vases communicants octobre 2009

Le désordre disais-tu des intrigues derrière les murs de la ville habitée, le désordre parce qu ?à toi inconnues, mais aussi parce que cris et pleurs souvent, derrière les murs et au-dessus des plafonds, derrière les murs et sous les planchers, comme au-dessus de ta tàªte cette femme qui chiale au téléphone, et tout ce qu ?elle dit quelle importance, sans doute elle le dit et le redit en boucle, ce qu ?elle veut c ?est qu ?à l ?autre bout du fil on le réentende, elle ne veut pas chialer toute seule, dès qu ?elle raccroche elle s ?arràªte, mais de l ?autre cà´té de la rue le màªme désordre, et les murs cette fois doublés du vide de la rue, comme une fenàªtre double pour nos hivers, et cette femme qui sort sur son balcon et frénétique, fouille dans son sac à main en sort une pomme, la pose sur le rebord de la fenàªtre et rentre, puis revient et reprend la pomme, comme un jeu de sa folie des deux cà´tés du mur, palper comme une pomme le mur puis rentrer, claquer la porte et au-dedans de sa tàªte elle continue, ou bien encore d ?autres intrigues et d ?autres murs, verrouiller sa porte puis vérifier trois fois, le désordre disais-tu derrière les murs de la ville habitée, et dans la nuit parfois un hurlement de mort, personne ne meurt ici les intrigues sont petites, mais un cri de perte derrière le mur encore, c ?est un homme soà »l qui passe dans la rue, et son cri poussé dans le vide traverse, le désordre disais-tu derrière les murs de la ville habitée, et c ?était manière je sais de repousser le désordre hors toi, comme si toi-màªme n ?étais pour d ?autres le désordre des intrigues de derrière les murs.

Mahigan Lepage

Mon texte sur Le dernier des Mahigan

Voir en ligne : Mahigan Lepage, Le dernier des Mahigan

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