
ne faire que passer ne jamais s’attarder demeurer c’est parler se méfier des paroles parce que musique dissonante quand se livrer aux paroles les délivrer quand en face ça réclame ne pas mépriser s’en fatiguer parfois jusqu’à l’extrême jusqu’à ce que plus rien plus l’envie ne pas sortir demeurer dans son coin et faire ce qu’on à faire si long trouver sa propre rhétorique plus long que brancher sa guitare dans l’ampli passée la rage on fait quoi on fait comment
ne faire que passer ne pas s’exposer ne pas laisser prise pas tant que le monstre bête à misère l’immonde puant qui toujours flaire les failles gratte les plaies mais trop lourd du poids des pendules se sentir rouler à la moindre impulsion des paroles rouler comme bille et disparaître ne pas risquer marcher passer parce que toujours s’être su vasque ne plus jouer à l’éponge rentrer dans sa coquille savoir qu’à l’étroit et puis les nuits d’hiver
ne faire que passer quand si pressant le bruissement du monde si fatigant d’écouter n’y pouvoir mais entendre quoi sinon que pris au piège pris dans la nasse et trop à perdre englué des paroles du flash infos qu’il ne faut pas la grève et la banquise qui fond et puis les chiffres et que toujours et encore du pognon et ne rien dire de la guerre avoir cru avoir les mots pour garder prise mais non
Répondre à cet article
Commentaires